Marc Van Harneveldt

Interviewer Marc Van Harneveldt en visio sur le check-in. Tel était le plan initial. On se présente donc - brièvement – et on commence à lui poser des questions. Mais c’est mal connaître le Managing Director de Randstad RiseSmart. Avant de s’engager dans notre questions/réponses, il tient à parler un peu de lui-même et de Randstad RiseSmart. Avec lui, pas question d’y aller à la hâte. Il veut d’abord établir une connexion, d’humain et à humain. Sa marque de fabrique depuis 30 ans.

En fait, cet état d’esprit est logique dans une organisation telle que Randstad RiseSmart, où le contact interpersonnel est essentiel. « Nos résultats, nous les devons à notre empathie, à notre capacité de nous mettre à la place de l’autre », commence Marc. Voilà pourquoi toutes ses réunions d’équipe et ses entretiens one-to-one débutent par la question ‘Comment allez-vous? Vraiment.’ Une habitude prise depuis très longtemps.

« À 28 ans, j’étais dans l’assurance et je suis devenu pour la première fois manager d’une petite équipe IT. Déjà à l’époque, j’ai jugé qu’il était important de demander à mes collaborateurs ‘comment allez-vous?’. Comme tous les profils techniques, ils ont tendance à entrer immédiatement dans le vif du sujet. Dès lors, quand on leur demande ‘Comment allez-vous? Vraiment’, on débloque beaucoup de choses. »

 

en confiance

Selon Marc, le but est d’instaurer une culture dans laquelle le bien-être n’est pas un sujet tabou. Cet objectif ne s’atteint pas du jour au lendemain. Il faut régulièrement poser cette même question, pour tisser une relation de confiance.

« Bien sûr, il n’est pas possible de demander à chaque fois ‘Comment allez-vous?’. Mais quand vous le faites régulièrement, vous remarquez que vos interlocuteurs se sentent écoutés et osent évoquer leurs problèmes. Savoir comment vont vos collaborateurs, c’est très important. Quand tout va bien, vous savez que vos collègues sont heureux et motivés. Et quand les choses vont moins bien, vous le savez aussi. Comme quand un collègue vous confie : 'Ces derniers temps, je rame un peu, car un de mes (beaux-)parents est gravement malade.' En tant que manager, vous comprenez alors l’impact de cette situation sur le travail de votre collaborateur. Grâce au capital confiance accumulé, vous pouvez en parler ouvertement en toute discrétion.»

 

au-delà du ‘pain sur la planche’

Comment entamer un check-in? Marc a-t-il des conseils à donner aux managers désireux de se lancer dans cet exercice? « Je trouve que, très souvent, les check-in sont encore trop ‘branchés boulot’. Comme manager, je souhaite bien sûr savoir comment évoluent les projets et quels sont les écueils techniques à surmonter, mais ce n’est pas le but principal. La vraie question, c’est ‘Comment vous sentez-vous?’ Avec l’espoir de recevoir une autre réponse que le classique ‘Pfff, y’a du pain sur la planche’. En trente ans, je pense avoir acquis ce sens de l’empathie. Mais je peux imaginer que ce n’est pas évident pour les plus jeunes managers, qui ont moins d’expérience de vie. Le conseil que je leur donnerais? Adressez-vous à votre interlocuteur d’humain à humain. Pas comme un patron. Osez avouer vos propres faiblesses, mettez-vous à sa place, mais sans verser dans l’excès inverse. Et surtout, restez vous-même. Quand vous connaîtrez mieux vos collaborateurs et leur laisserez plus de liberté, vous verrez qu’ils évoluent positivement. Je ne suis pas seul à réaliser ce check-in, car je prône aussi cette approche du coaching à mes managers. ‘Walk the talk’, comme on dit en anglais: il faut montrer l’exemple. Cette approche doit être intégrée dans l’ADN de notre organisation. »

 

une vision à 360°

Qu’a appris Marc en 30 ans de check-in? Que ça commence par ‘Comment allez-vous?’, mais que ça va beaucoup plus loin ensuite.

« De mon point de vue, le check-in est une manière d’encadrer un collègue en permanence. Il permet au manager de ‘sentir’ son évolution, pour mieux tracer ensemble son itinéraire de carrière. En posant régulièrement la question magique, vous percevez aussi les prémices d’un éventuel burn-out, qui est rarement lié seulement au travail. Ou vous remarquez que votre interlocuteur semble demandeur d’un nouveau défi, au sein de notre groupe ou ailleurs. Et si ce départ éventuel vient sur la table, vous ne devez pas avoir peur d’aborder la question. Je suis toujours heureux de constater que, chez nous, les gens ont réalisé un formidable bond en avant dans leur carrière. Que dans leur besace de vie, ils emportent des acquis Randstad RiseSmart qui dépassent largement le cadre professionnel. Cette satisfaction est comparable à celle d’un entraîneur de foot qui voit le jeune qu’il a formé casser la baraque à Manchester City, par exemple! »

 

plus que jamais

La question ‘Comment allez-vous? Vraiment.’ est-elle plus essentielle que jamais depuis le covid?

« Je remarque que les gens sont éprouvés psychologiquement. Deux personnes sur dix le disent ouvertement, mais j’estime la proportion à 50 %. Notre enquête ‘Bien-être’ s’est soldée par un score global de 8,5 sur 10. Je pense que ce chiffre ne reflète pas toute la réalité. Ce n’est pas parce que la majorité d’un groupe se porte bien, que c’est le cas pour chacun de ses membres. J’ai récemment discuté avec un collègue qui m’a dit: « Nous habitons un loft avec nos trois enfants, et je n’ai littéralement aucun endroit pour travailler sans être dérangé. C’est très dur à vivre... » Ce genre de confession, on l’obtient grâce à l’atmosphère de confiance propre à un entretien one-to-one en visio. J’y crois très fort. Nous recommandons aussi ce type d’interaction à nos clients désireux de savoir comment garder le contact avec les collègues et collaborateurs malgré le télétravail. Nous leur disons que le check-in et la question ‘Comment allez-vous? Vraiment’ ont toujours été importants, mais qu’ils le sont aujourd’hui plus que jamais.

 

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